Les moulins
Partons au fil de l' eau pour découvrir ces moulins un peu plus en détail...
Difficile d' imaginer, de nos jours, à la carrière des Rochains, un
moulin dit "Moulin Chabanier".
Le premier acte trouvé concernant ce moulin date du 30 août 1768.
A cette date, le moulin est complètement en ruines. Il est acheté par
Etienne Chabanier qui s' engage à le reconstruire.
En 1815, on trouve un bail entre Pierre Brun et Antoine Roux,
propriétaires et Jean Thioleyre, meunier, pour la location du dit
moulin.
Il s' agissait d' un moulin à grains et, parmi les conditions de ce bail
les propriétaires avaient un droit de moulures.
On y précise aussi que le meunier n' avait pas le droit d' élever des
volailles...
Sa démolition est déclarée en 1860.
Au lieu dit "Le pont des Sagnes" sur  l' Ecolèze, se situe le premier moulin.
Il fut construit sur le versant est, au dessous du village de Broc.
En 1813, nous trouvons dans les registres d' état civil, un meunier aux
Sagnes du nom de Davier.
En 1822, c' est une famille Remondon qui l' occupe.
En 1850, Etienne Prad, meunier de son état, y construit (ou reconstruit ?)
un moulin.
Le dernier propriétaire en est Jean-Pierre Gagnaire.
Ce moulin est déclaré en ruines en 1884.
Toujours sur l' Ecolèze, au lieu dit "Les Combes", au pied de Miribel
se trouvait le moulin de "La Berche".
Monsieur Antoine Michalon, époux Massardier, est le premier meunier
recensé en 1768, mais ce moulin figure sur la carte Cassini de 1750.
Il y a eu très peu de changements de propriétaires jusqu' à sa démolition
dans les années 1864 / 1866.
Pour mémoire, le dernier meunier s' appelait Benoît Meynard, il était le
fils du meunier de l' Hermite.
On y trouvait plusieurs meules : blé, chanvre.
Le moulin du Foin, au lieu dit "Colaston", se situe sur la rive droite
de l' Ecolèze.
Le premier meunier connu est Pierre Brun, d' après l' état des
patentes de 1799.
Le famille Brun y reste jusqu' en 1866, année de sa démolition, mais
reste propriétaire du sol jusqu' en 1980.
D' après le cadastre de 1824, on trouve sur l' autre rive un second
moulin au nom de Chalandon Jacques, ce qui est curieux car tous
les Chalandon sont déclarés laboureurs où agriculteurs et aucun
meunier...
A Soulacroux, au moulin de "La Gadache", il y avait deux moulins.
Plusieurs meuniers s' y sont succédés entre 1806 et 1872.
On y trouvait 3 moulins à seigle et une meule à chanvre.

En 1873, Soulacroux fut rattaché à la commune d' Aboën lors de sa
création.

Pendant la guerre 39 - 45, ce moulin s' est transformé en piste de danse
clandestine... Plusieurs de nos anciens se souviennent y avoir dansé,
défiant la maréchaussée...
Du moulin de Savignec ne reste quasiment rien.

Il aurait été construit entre 1750 et 1798, date à laquelle nous
trouvons un contrat de bail à ferme signé pour 6 ans en tre
Etienne Andrieu de Saint-Bonnet-le-Château et Benoît Flatin.

Aucun autre élément si ce n' est qu' il est déclaré en ruines en 1855.
Le moulin de Valette est répertorié sur la carte Cassini en 1750.

De 1785 à 1801, le meunier se nomme Vital Chaize.
Toutefois, des recherches effectuées auprès de la DIANA**, fin 2012, font
apparaître que le site de Valette (ou La Valette) était la propriété des Ursulines
de Saint-Bonnet-Le-Château, jusqu'à la Révolution de 1789. Confisqué et
placé dans les Biens Nationaux par l'Assemblée Constituante, il fut vendu,
vers 1790, à un citoyen de Périgneux portant le titre (ou surnom ?) d'Ecuyer,
pour la somme de 23 100 livres.
A l'époque, il se composait de plusieurs bâtiments plus 2 moulins et 36
tènements sur une surface d'une quarantaine d'hectares.
En 1824, Jean-Baptiste Giraudon en est propriétaire et le nom de
Giraudon restera attaché au moulin jusqu' en 1904.
Un pan de mur, un toit effondré rendent ce lieu un peu magique...
Pour la petite histoire, si vous empruntez la passerelle en direction
de Chazelles vous emprunterez le chemin dit à talons...
Il ne subsiste rien du moulin de Périchon.
En 1750 il était appelé "Moulin d' Andrieux", du nom d' un riche
bourgeois de Saint-Bonnet-le-Château.
Il sera déclaré en ruines en 1879.

D' après les éléments trouvés sur un acte de 1829, il semble que
ce moulin était très important. En effet, il se composait de plusieurs
corps de bâtiments et comprenait un moulin à chanvre, un moulin
à seigle ainsi qu' un pressoir à huile et une "mécanique" à extraire le
colza.
Le seul moulin encore debout aujourd'hui est celui de "L' Hermite".
Sur la carte Cassini, établie en 1750, un moulin à ce nom est
relevé, mais il s' agit d' un moulin à vent. Aucun élément n' a permis
de le situer.
Le moulin actuel, bien niché dans le creux que forme de lieu dit a
été construit en 1753, date qui figure sur la clef de voûte de l' ancienne
entrée.
Il est resté dans la même famille depuis son origine
En 1756, le meunier s' appelait Barthélémy Nurol (ou Lurol?) et le
changement de nom est venu par le mariage de Marie Nurol avec
Etienne Meynard le 23 juin 1820 et il est, encore aujourd'hui,occupé par la
famille Meynard.
Il n' est plus en eaux, mais possède encore la totalité des mécanismes,
meules, blutoir etc...
Du moulin de Conord, encore appelé moulin de Corbine, il ne
subsiste rien non plus.
Peu d' éléments ici encore, hormis un bail à ferme de 1798
entre Jean Chovou et Benoît Avril.
En avril 1811, Jean Fressonnet dit Conord, loue un moulin à
Raymond Devin.
A partir de 1826, c' est la famille Vincendon qui en devient
propriétaire.
Il sera démoli partiellement en 1866. On y trouvait un moulin à
blé, à seigle et un battoir à chanvre.
Sur le bail de 1798 il est indiqué que le propriétaire se réserve
le droit de jouir des eaux qui se rendent à l' écluse pour abreuver
ses près le samedi de chaque semaine et ce pendant toute la
durée du bail...
Le 11 août 1761, Benoît Fetilleux, époux Peyret est meunier à
Feytilleux.
En 1824, 3 moulins son recensés pour une seule écluse.
Il reste dans la mémoire collective le moulin Tessot et le moulin
Jacquette.
Sur le recensement de 1891 on y trouve 2 meuniers, Pierre Vincendon
et Simon Rony.
On devait certainement y trouver un moulin à chanvre car sur un bail de
1816, il est fait obligation au meunier d' ensemencer un champ voisin
avec cette plante...
Sur le Bonsonnet, affluent du Bonson, se trouvaient 2 moulins.
pour lesquels nous avons très peu de renseignements.

L' un d' eux était connu sous le nom de "Moulin Rigaudon".
Sur un acte de juin 1812, Mathieu Liottier - l' aîné - vend à
Louis Rigaudon un moulin et écluse avec tous ses agrais.

Il semble que le moulin était déjà en mauvais état à l' époque.

Il sera déclaré en ruines en 1860.
Le deuxième était dit "Moulin de Marieux".

Un document de janvier 1775 nous indique qu' il est en très mauvais
état.
Un état des lieux est établi à la demande de Benoît Fressonnet, dans
la succession de Marie Chalancon, héritière de son père Jean.

Il sera réparé dans les années 1800, mais nous n' y trouvons plus de
meunier à partir de 1802 et sera finalement déclaré "masure" en 1824.
Terminons par quelques mots sur les moulins à huile. Deux on été construits à Périgneux en 1852 et 1867.

Le premier se trouve à Chenereilles. Sa construction a été achevée en 1867 au lieu dit "Le Clos". Il appartenait à Pierre Brun. C' était un moulin
actionné par des animaux (cheval - vache ?).

En 1901 Pierre Brun, alors âgé de 78 ans, est toujours déclaré fabricant d' huile avec son fils qui se prénomme Pierre également.
En 1906 il est déclaré cultivateur.

La construction de la deuxième huilerie est achevée en 1852 par Mathieu Bourgier et elle fonctionnera jusqu' en 1945 environ.
Il ne nous a pas été possible de situer son emplacement original, mais à partir de 1886 elle se situe rue de la Cure, dans le bourg de Périgneux.
Monsieur Adrien Pacalet la fera fonctionner après la guerre puis passera le relais à Monsieur Laurent dont l' huilerie est à  Sury-le-Comtal.

Le camion de l' entreprise Laurent s' installe sur la Place de la Bascule et on échange le colza en grains contre son équivalent en huile...
Recherches :  Odette Dupuy - Christiane Mainier - Elie Meynard
Textes :  Odette Dupuy - Christiane Mainier - Elie Meynard
Photographies :Sophie Reymondon - Yves-Marie Béghin - Jean-Michel Dupuy - Elie Meynard
#topmoulins Le patrimoine de Périgneux